Mon histoire avec la photographie

J'ai tendance à rabâcher cette histoire mais c'est celle qui constitue ma rencontre avec la photographie.


Tiens, un objet qui met en image ce que je vois !

Nous sommes à Paris en 2006, avec ma grande sœur. Celle-ci décide de m'emmener découvrir un peu la capitale, et notre premier arrêt se fait à la Tour Eiffel. À cette époque, nous avons un appareil photo jetable de type Kodak, jaune en plastique, celui où l'on remonte les photos manuellement.

Je me souviens encore de mon pouce glissant sur la molette qui cliquette sous mon doigt.


À ce moment-là, mes parents m'ont inscrite, depuis mes 5 ans, au Conservatoire d'Angers (ma ville natale). Je passe le plus clair de mon temps libre à travailler mon violon, mon solfège et je fais aussi de la danse classique. Internet arrive tôt dans mon éducation, et mon père est très branché images. Depuis toute petite, je le vois avec une caméra à la main et un appareil photo numérique compact pour immortaliser chaque moment familial. Ainsi, je me retrouve rapidement à emprunter l'appareil photo numérique familial.


Ma sœur me demande, alors que nous sommes au 1er étage de la Tour Eiffel, de la photographier. Elle précise qu'elle veut être cadrée entre les flèches indiquant les directions, avec un aperçu de l'architecture de la Tour et un morceau de l'ascenseur.

"CLIC"

Cette photo est une réussite. À l'époque, on ne le sait pas tout de suite, c'est la surprise lors du développement. Résultat : ma première réussite. J'ai immortalisé exactement ce que ma sœur attendait. Dans ma tête, c'est un déclic : j'adore ça, j'adore immortaliser des moments, et voir la personne photographiée heureuse de se voir.


"Daddy, je veux un nouveau poney"

Je grandis, j'abandonne certains hobbies, mais la photo reste. En 2009, après avoir déménagé à Limoges avec mes parents, je reçois mon premier appareil photo pour Noël, un Olympus compact, que je casse. Puis, à Noël 2010, j'ai un Nikon, toujours compact, que je casse aussi. J'étais mon propre modèle, souvent en retardateur, l'appareil photo en équilibre sur des tas de livres dans ma chambre, ce qui leur a valu des chutes fatales...


Noël 2012, je reçois cette fois-ci un bridge, toujours de chez Nikon. Je reste souvent mon propre modèle, mais quelques amies se prêtent au jeu, et quelques voyages scolaires m’amènent à photographier autre chose que des êtres humains.


En 2011, un échange scolaire me conduit sur les traces de la seconde guerre mondiale en Europe de l'Est, à Ostrava. C'est là que je prends conscience que je ressens les paysages, les traces du passé, mais aussi la nature. Les émotions que ces moments me procurent ne me poussent pas à les enfermer dans une boîte numérique. J’ai juste besoin de les vivre. Vivre ces moments me suffit amplement.


Je suis dans un établissement où je ne suis pas la seule à aimer la photographie et autour de moi, mes camarades ont déjà , eux, un appareil photo réflex. Je n'arrive pas à faire ce que je veux avec mon appareil photo bridge.

Ce n'est qu'un aurevoir

J'abandonne un peu la photo, elle s’éloigne de mes passe-temps jusqu'en 2018, où je récupère le vieux reflex de mon frère, un Nikon D24. Mon premier reflex !

À ce moment-là, je suis en études supérieures en Communication, et la photo reprend la place qu'elle avait auparavant, avec cette fois-ci un outil me permettant de m'épanouir et de pousser plus loin mes idées et l’esthétique de mes photos. Je fais des photos bénévolement pour des associations, des concerts ou des événements, et je reprends mes amis comme modèles.


L'évidence est là à nouveau : j'aime ça, j'adore ça, je veux faire ça !


En 2020, le Covid me pousse à lancer mon auto-entreprise dans la communication digitale et la photographie d’entreprise. J’investis dans un appareil photo professionnel, des objectifs et du matériel. Ma quête de clients me ramène à Limoges, où j’ai vécu jusqu'en 2015. Mon expérience entrepreneuriale échoue cependant, je n'arrive pas à vivre uniquement de cette activité. J'abandonne, ayant d'autres choses à gérer.


2021 : 404 ERROR NOT FOUND...

Fin 2021, EL COMMUNICATION ferme ses portes. Je décide de reprendre des études en communication pour retrouver la légitimité d'exercer à mon compte. Cependant, ma mère tombe malade d'un cancer de l'œil en 2012 qui métastase au foie en 2021. De mon côté, j'ai des soucis de santé, et un accident de voiture fin 2021 (heureusement sans dommages physiques). Je tourne le dos à cette reprise d'études décevante et me concentre sur ma mère et sur ce qui compte vraiment.


Pause en Creuse, pause heureuse

Je passe de longues heures en tête à tête avec mon appareil photo, dans ce que j'appelle ma retraite verte en Creuse. Je me ressource dans cette tranquillité.


Mon appareil photo et moi finissons par créer un lien, après avoir à peine appris à nous connaître. Grâce à lui, je ressens à nouveau des émotions, et je les fais ressentir à mes amies, mes modèles.


J’ai l’impression de retrouver un ami qui m’avait manqué, mais avec lequel j’avais commencé du mauvais pied. En 2020, lorsque j'avais investi dans cet appareil photo, je l'utilisais uniquement à des fins professionnelles, dans le cadre d'EL Communication, pour la photo d’entreprise. Je ne l'employais plus pour ce qui me faisait principalement vibrer : mettre en lumière l'Autre.

Nous avons repris les bases, mon D750 et moi – oui, je suis restée fidèle à Nikon depuis 2010 ! Nous avons photographié des réunions de famille, des manifestations, des copains au travail, nous avons photographié avec plus de spontanéité. Si mon matériel ne pesait pas aussi lourd, je l’aurais pris avec moi tous les jours.


2024... nouveau départ ?


En septembre 2022, après le décès de ma maman, j'ai ressenti le besoin de prendre le temps pour me recentrer. J'ai retrouvé l'envie de relancer mon activité photographique, mais cette fois-ci, à mon rythme et en me consacrant uniquement à ce qui me passionne.

Aujourd'hui, en 2024, mon style est plus affiné, inspiré par le clair-obscur à la Vermeer. Mon objectif est de sublimer l'Autre à travers mon regard bienveillant, authentique, entier, en capturant la beauté telle que je la perçois, avec mon expertise photographique et artistique.


Un pas après l'autre, je construis ce chemin créatif.



Au plaisir de vous rencontrer et d'échanger avec vous, et en vous remerciant de m'avoir lu,


Photographiquement vôtre,

Estelle




Estelle Lru Photographe et le couple de Pacsées de 2024
Photographe Estelle Lureau

Je n'accepte pas de couvrir beaucoup de mariage ou union. Mais lorsque ça arrive c'est un moment exceptionnel : PACS de Mila et Seylheste et ma personne au milieu !

Séance photo portrait avec animal de compagnie, souvenir, séance photo bienveillante, photographe femme hypersensible à Limoges Estelle Lru

Témoignages

Eva


“Professionnelle au top. J'ai pu plusieurs fois passer sous son objectif, Estelle est d'une douceur sans nom. N'étant pas à l'aise de base avec la photographie elle a su me mettre en confiance, et ainsi aimer me voir sur le rendu final de ses photos. Je recommande+++++”

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